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Boulogne-Billancourt au bord de l’impasse financière


Après avoir hypothéqué les terrains de l’Île Seguin, alourdi la dette, vendu une partie du patrimoine municipal et dépensé plus de 12 millions d’euros dans l’équipe de basket de Levallois, la majorité sortante voudrait aujourd’hui faire croire que tout va bien. Les chiffres disent exactement l’inverse.


Ces derniers jours, la majorité sortante a tenté de justifier le recul de Boulogne-Billancourt dans les classements sur la gestion financière.


Pourtant, les faits sont là : l’IFRAP a abaissé sa note de trois points, à 11,7/20, et Contribuables Associés sanctionne les dépenses de la Ville avec un 2,1/20.


Et encore, ces classements ne disent pas tout. Ils ne prennent pas en compte l’explosion de la dette en 2025 et 2026, ni les 63 millions d’euros restant à payer d’ici trois ans, ni les 59 millions d’euros d’intérêts.


Cette dérive n’est pas abstraite. Elle s’est déjà traduite par des choix contestables et des gaspillages massifs, comme les plus de 12 millions d’euros engloutis dans l’équipe de basket de Levallois, aujourd’hui en liquidation judiciaire et visée par une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de corruption.

Face à cette réalité, la majorité sortante répond dans son programme de second tour par deux slogans.

— Premier slogan : « Nous maintiendrons le taux d’impôt le plus bas des grandes villes de France. »


Derrière cette formule, il y a une double tromperie.


D’abord, un taux bas ne signifie pas un impôt bas. À Boulogne-Billancourt, la valeur élevée des biens immobiliers fait que de nombreux habitants paient davantage que dans d’autres grandes villes.


Ensuite, cette phrase dit surtout une chose : le maire sortant peut encore augmenter fortement les impôts (+30%) tout en continuant à prétendre conserver “le taux le plus bas”. Autrement dit, il prépare déjà les esprits à une hausse de la pression fiscale.



— Deuxième slogan : « Nous vendrons 450 millions d’euros de terrains ou de bâtiments de la Ville. »


Voilà donc leur seule réponse à l’immense dette qu’ils laissent en héritage : vendre le patrimoine des Boulonnais.


Mais après avoir fermé le théâtre, vendu le château de Benais et cédé de nombreux bâtiments pour permettre des opérations immobilières, que restera-t-il à vendre demain ? La patinoire en 2028 ? Des locaux associatifs ? Des gymnases ? La piscine ?


Soyons sérieux.

Avec les candidats de la liste Aimer Boulogne-Billancourt, nous proposons au contraire une autre voie :

• mettre fin aux gaspillages de l’argent public ;

• tourner définitivement la page de dérives comme celle du basket de Levallois ;


• sortir de l’impasse de l’Île Seguin, dont seulement 18 % des recettes prévues ont été versées, et y bâtir davantage de logements plutôt que des bureaux vides ;


• valoriser le patrimoine de la ville au lieu de le brader, notamment grâce à des partenariats public-privé autour de la Cité de la gastronomie, de la patinoire, du théâtre, ou encore de projets de tennis et de padel à l’Abreuvoir.


Boulogne-Billancourt mérite mieux qu’une ville qu’on endette et qu’on vend à la découpe.

Elle mérite une gestion sérieuse, lucide et responsable.


Les chiffres derrière la dérive financière de la majorité sortante

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